Mairie de SALERS - Cantal ~ Ville de Salers

"un véritable joyau architectural..."

Mairie de SALERS - Cantal ~ Ville de Salers
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Mairie de SALERS - Cantal ~ Ville de Salers
Mairie de SALERS - Cantal ~ Ville de Salers
Médias

MUNICIPALES 2020

05/12/2019
MUNICIPALES 2020

Rencontre avec les habitants de Salers, l'un des Plus Beaux Villages du Cantal

Bienvenue à Salers, l'un des Plus beaux villages de France et probablement le plus visité dans le Cantal, pendant l'été. S'il fait bon vivre dans cet environnement naturel et riche en patrimoine, les habitants que nous avons rencontrés déplorent un manque de dynamisme et d'animations hors saison, des commerces qui tendent à disparaître et un vieillissement de la population.

Les discussions allaient bon train, ce mercredi 27 novembre au matin, jour de marché, sur la place Tyssandier-d’Escous, emblématique du village de Salers. La petite vingtaine de clients du maraîcher et de la boulangère-patissière contrastait avec l’affluence touristique estivale, mais tous se connaissaient. Et se navraient du départ en retraite récent du dernier médecin de la commune ou encore de la fermeture de la supérette.

« Il y a de moins en moins de monde à l’année, la population est vieillissante et on a de moins en moins de services ou commerces ouverts en dehors de l’été, relève Yvette, 79 ans. On n’a plus de médecin, plus de supérette, de moins en moins de jeunes, qu’est-ce qu’on va faire, si ça continue ? »  

Du nouveau dans les rues du village

« Il y a tout de même toujours une Poste qui, d'ailleurs, a été réagencée, et il y a eu des aménagements importants de fait, la commune a repavé et éclairé la place, c’est très beau, relativise Georges, 71 ans. Mais, c’est sûr, il y a un énorme contraste entre l’été et le reste de l’année, de Toussaint à Pâques, tant sur le nombre de commerces que d’habitants. » Mais le problème du transport revenait.

« Le train depuis Clermont a été supprimé et on a un bus maintenant, c’est impossible de se déplacer sans avoir une voiture, c’est catastrophique »

MARIE-ODILE (64 ans)

« Il y a de moins en moins de monde à l’année, la population est vieillissante et on a de moins en moins de services ou commerces ouverts en dehors de l’été, relève Yvette, 79 ans. On n’a plus de médecin, plus de supérette, de moins en moins de jeunes, qu’est-ce qu’on va faire, si ça continue ? »  

« Une sacrée qualité de vie »

« On n’est pas qu’une cité touristique, il faudrait aussi faire des choses pour ceux qui habitent là à l’année », s’agaçait Claudine, 64 ans. Mais le sourire de René, 75 ans, les yeux guettant ses légumes à acheter, apaisait le débat. « Nous n’avons plus grand-chose et de moins en moins d’habitants, certes, mais il fait bon vivre à Salers, expliquait ce Sagranier depuis quarante ans. Des améliorations ont été faites mais Salers reste un village touristique avant tout et avec une vie de campagne. On n'a pas tout sous la main, mais on a tout de même une sacrée qualité de vie ! » 

Ils apprécient

« Je vis ici depuis 10 ans et demi et j’adore l’environnement et le cachet de cette région. Et puis, une fois que le Cantalou vous ouvre la porte, il ne la referme pas : vous êtes toujours le bienvenu », assure le major Philippe Gaubert, gendarme. 
Pour d’autres, les manifestations, comme La Pastourelle, sont un succès fédérateur pour tout le territoire, tout comme le Salon du livre qui dynamise le village.

Ils n'apprécient pas

Ce qui revient le plus souvent dans les conversations avec les habitants de la commune, c’est le manque de commerces ouverts l’hiver, le manque de services publics pendant toute l’année. « Voyez vous-même, c’est désertique ! On n’a plus de médecin, la pharmacie risque de fermer ses portes, l’école est en regroupement pédagogique avec une vingtaine d’élèves seulement et, pour venir ici, il n’y a aucun moyen de transport collectif », confient quelques Sagraniers, excédés

Ce qui revient le plus souvent dans les conversations avec les habitants de la commune, c’est le manque de commerces ouverts l’hiver, le manque de services publics pendant toute l’année. « Voyez vous-même, c’est désertique ! On n’a plus de médecin, la pharmacie risque de fermer ses portes, l’école est en regroupement pédagogique avec une vingtaine d’élèves seulement et, pour venir ici, il n’y a aucun moyen de transport collectif », confient quelques Sagraniers, excédés.

Estelle Lévêque et Magali Roche

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