Mairie de SALERS - Cantal ~ Ville de Salers

"un véritable joyau architectural..."

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Médias

EXPLOITANTS SANS REPRENEUR...

28/02/2018
EXPLOITANTS SANS REPRENEUR...

Une étude menée en Pays de Salers pour repérer les exploitants de plus de 57 ans sans repreneur

La chambre d’agriculture a conduit une étude auprès des éleveurs de plus de 57 ans sans successeur potentiel, installés dans le Pays de Salers. Avec en toile de fond, la question de la transmission.

Pour faciliter la rencontre entre porteurs de projet et agriculteurs à la recherche d'un repreneur, le point accueil information transmission (PAIT) de la chambre d'agriculture a lancé une étude sur le Pays de Salers.

Présenté à la chambre consulaire en fin de semaine dernière, et au préalable devant le comité de pilotage, à Salers, ce travail a permis de repérer de potentiels cédants sans successeur sur ce territoire qui compte 590 chefs d'exploitation.

L'âge moyen de ces agriculteurs sans successeur est de 60,8 ans

Parmi eux, « 141 ont plus de 57 ans », détaille Gérard Vigier, conseiller à la transmission reprise à la chambre d'agriculture du Cantal, qui s'est entretenu avec 101 d'entre eux. « Sur ceux interrogés, 64 % disent être sans repreneur », poursuit-il. L'âge moyen de ces agriculteurs est de 60,8 ans.

Avec une surface moyenne de 76 ha par exploitation, et de 52 ha par chef d'exploitation, l'étude, conduite par Gérard Vigier, entre juillet et février, a démontré que ces fermes sont transmissibles en l'état. « C'est l'une des spécificités du Pays de Salers car d'autres territoires ont encore ces questions de restructuration à traiter. Donc les outils sont plus compliqués à transmettre », traduit Nicolas Bardy, élu de la chambre d'agriculture, responsable installation.

Parmi les agriculteurs repérés, l'élevage bovin allaitant est majoritaire. « On a 6 % en autres productions (ovins, caprins…). On a très peu de producteurs laitiers dans l'ensemble. Mais certains livrent à la coopérative fromagère de Saint-Bonnet-de-Salers ». Derrière la transmission des fermes notamment laitières, se joue aussi le maintien des outils économiques sur le territoire.

Si pour autant, aucun agriculteur concerné ne s'est concrètement intéressé à la transmission, ce diagnostic fait aussi office de premier contact avec ces potentiels futurs cédants. « On aimerait transformer l'essai », sourit Gérard Vigier. Autrement dit les encourager à se pencher sur la question. D'abord sur l'aspect « humain des choses ». « Avant de définir ce que sera le projet de transmission de l'outil, il faut d'abord définir ce qu'ils veulent ou ne veulent pas », estime Gérard Vigier. Et ceux qui sont prêts peuvent se lancer dans la procédure avec l'appui sur mesure de la chambre d'agriculture.

« Les élus doivent être acteurs »

Lors d'une transmission, du côté des candidats à la reprise, on ne s'arrête pas aux limites de la ferme pour se décider. « Vous pouvez avoir la plus belle exploitation, si le territoire n'est pas attractif, le porteur de projet ira ailleurs », affirme Nicolas Bardy. Et Gérard Vigier de soulever un problème : « 86 % de ceux qui disent vouloir chercher un repreneur ne prévoient pas de transmettre l'habitation. »

Le logement, l'emploi pour le conjoint, les services… C'est là où les élus de cette communauté de communes ont un rôle à jouer. « La question, c'est de les inciter à actionner quelques leviers pour que l'inéluctable n'arrive pas : voir ces agriculteurs disparaître, ce qui fera autant d'actifs en moins sur le territoire. Ils doivent être acteurs », encourage Nicolas Bardy. Cette étude sera donc présentée aux élus du Pays de Salers lors d'un conseil communautaire.

(*) L'un des éléments déclencheurs de cette étude a été la session d'accueil d'actifs qui s'est tenue en octobre dernier dans le Pays de Salers. « On avait la possibilité de faire un repérage en 2017. Il fallait être cohérent et compter les forces du territoire qui allait accueillir de potentiels porteurs de projet », souligne Gérard Vigier.

Chemcha Rabhi