Mairie de SALERS - Cantal ~ Ville de Salers

"un véritable joyau architectural..."

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Médias

ILS CONÇOIVENT DU PRÊT-A-PORTER ÉCOLOGIQUE DANS LEUR ATELIER DU CANTAL

25/07/2017
ILS CONÇOIVENT DU PRÊT-A-PORTER ÉCOLOGIQUE DANS LEUR ATELIER DU CANTAL
Depuis plus de 25 ans, Pamela Jacobs et son compagnon Joost Blom tissent du coton bio pour en faire des vêtements, qu’ils vendent dans leur boutique d’été à Salers, dans le Cantal

Dans une petite boutique sagranière qui a ouvert ses portes il y a 28 ans, Pamela Jacobs, d’origine anglaise, et Joost Blom, venu des Pays-Bas, vendent du prêt-à-porter en coton certifié bio. Le credo de la petite entreprise, c’est le fait main. À quelques kilomètres de là, dans leur atelier de Fontanges, les deux artisans fabriquent eux-mêmes le tissu sur le métier à tisser que Joost a fabriqué, et Pamela s’occupe de la conception des vêtements.

Environ 20.000 pièces  en 25 ans

Vingt-cinq ans de tissage, ça représente 20.000 pièces créées, soit 600 à 700 mètres environ de tissu par an. « Le tissage, c’est un bon exercice. Ça entretient la forme, c’est un peu comme de la gym », précise Joost en souriant. Au vu de son dynamisme à 73 ans et de celui de sa compagne, qui en a 63, les efforts portent leurs fruits.

Créateurs de prêt-à-porter depuis 1992, ils ont choisi de s’installer dans le Cantal pour sa qualité de vie… et surtout d’air. Le couple fuit la pollution, et va même jusqu’à refuser la couleur à ses créations pour des raisons environnementales. « Les fibres animales telles que la laine peuvent être teintées facilement, sans produit qui dégrade l’environnement.

Nous ne sommes pas contre la couleur, nous sommes contre la pollution.

Pour les fibres végétales en revanche, coton, lin, chanvre ou autre, on doit utiliser un fixatif, qui est polluant. Nous ne sommes pas contre la couleur, nous sommes contre la pollution. » Les tissus sont donc laissés bruts, couleur écru.
Si le bio est depuis longtemps un élément indissociable de leur travail, ils ont débuté leur carrière assez loin de cette éthique : « Aux Pays-Bas, on travaillait pour de grandes enseignes de mode. Dans le métier, on faisait comme tous les autres, on utilisait les produits que les clients nous commandaient. » Aujourd’hui, plus question d’obéir aux impératifs des effets de mode : leurs modèles évoluent d’ailleurs assez peu d’année en année.

« C’est une gamme classique, pour que ça plaise à tout le monde », décrit Pamela. T-shirts, tuniques, pantalons, étoles… Leurs produits traversent les époques, et les deux artisans ont même parfois l’occasion de voir des vêtements qu’ils ont vendus il y a 20 ans portés par les enfants ou petits-enfants de leurs clients. Joost explique la durabilité de ses produits par le choix de la fibre utilisée : « Dans le textile, c’est la longueur de la fibre qui fait la qualité. » Une fibre longue qui vient de Tanzanie, et qui est filée en Europe. « Quand on commande le fil, il faut en acheter au minimum 500 kg, ce qui correspond à 4 ans de travail. Les producteurs se moquent gentiment de nous, parce que nous sommes les seuls tisserands à la main qui commandons chez eux ! »

Le toucher de nos vêtements, c’est le plus important.

Depuis son installation à Salers, la petite boutique a plutôt le vent en poupe. « L’une des clefs de notre réussite, c’est que nous accueillons les gens en quatre langues : français, anglais, néerlandais et allemand. Dans le commerce et le tourisme, c’est essentiel. » Les artisans sont équipés depuis peu d’un site internet, auquel il manque un élément impossible à dématérialiser : « Le toucher de nos vêtements. Le coton bio, c’est très doux. C’est le plus important, mais on ne peut pas le transmettre sur internet ! »

Pratique. « Pamela Jacobs », boutique d’été à Salers ouverte du 1er avril au 30 septembre, de 14 heures à 19 heures du lundi au samedi. Tél. 04.71.40.75.19. Site web : www.pamelajacobs.fr