Mairie de SALERS - Cantal ~ Ville de Salers

"un véritable joyau architectural..."

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Médias

AMBIANCE TROPICALE SUITE, AVEC PONI HOAX, SAMEDI 18 MARS, A SALERS

19/03/2017
AMBIANCE TROPICALE SUITE, AVEC PONI HOAX, SAMEDI 18 MARS, A SALERS
La Montagne - 15 mars 2017
Ne le cherchez pas chez les Anglo-saxons ! Le groupe Poni Hoax est parisien. La formation électro-rock qui revendique une esthétique cold wave sait aussi puiser ses influences au rayon du funk.

Dans leur quatrième album, Tropical Suite, sorti il y a un mois, les cinq Parisiens de Poni Hoax sont allés chercher l’inspiration sous le soleil, entre le tropique du Cancer et celui du Capricorne.

Plus posé, sans doute, plus pop et aussi plus personnel : Tropical Suite est une pépite. À écouter, sans débrancher. Laurent Bardainne, saxophoniste, clavieriste et cofondateur du groupe se confie, à quelques jours de monter sur scène, à Salers.

Vous avez beaucoup voyagé pour ce nouvel album. Vous aviez envie de douceur et de chaleur, après A State Of War qui sonnait très pop mais habitée par une mélancolie new wave, un peu froide ?

"C’est exactement ça. On avait envie de se retrouver au soleil, de profiter de bonnes conditions. On voulait passer un bon hiver, loin du froid de Paris. Alors on a pris la direction de São Paulo, Le Cap et Pattaya. Ce sont des endroits de rêve."

 La zone dont vous parlez, entre les tropiques du Cancer et du Capricorne c’est une zone où il semble faire bon vivre, d’un point de vue climatique, mais qui est en fait l’une des plus en guerre…

"Oui, c’est le constat qui nous est apparu, assez rapidement. Vus de loin, et notamment de l’Europe d’où on venait, ce sont des paradis. Mais ce sont surtout des pays extrêmement en crise. Ça a inspiré quelque chose de fort. Quand on connaît un peu Nicolas Ker [membre du groupe, qui a écrit de nombreux titres. ndlr], on sait qu’il ne va pas écrire sur le farniente et la vision des cocotiers. Après, on ne livre pas d’analyse géo-politique non plus. Nous, on fait humblement de la musique. Et on essaie de bien le faire."

 Mais vous n’êtes pas du genre à penser, comme Charles Aznavour, que « la misère serait moins pénible au soleil » ?

"Ah non. Pas du tout. (Rires.) Je ne le rejoins pas du tout, sur ce coup-là. Je crois, même si je le répète, on ne fait pas de géopolitique, que c’est vraiment plus compliqué que ça…"

L’écoute de Tropical Suite, nous embarque dans des contrées un peu fantasques. Il y a quelque chose d’entêtant et de très élégant aussi, mais pas exotiques, dans le genre « musique world ». Vous avez pourtant enregistré à trois endroits différents de la planète. Ça aurait pu être le cas. Vous vouliez éviter ?

"Ah oui, totalement. C’est vrai, qu’à chaque endroit où l’on a posé nos valises, on avait réservé des studios pour enregistrer, directement sur place. Pas seulement pour varier nos inspirations sur le papier. Mais vraiment pour s’immerger. Sans toutefois verser dans un côté folklorique. On ne voulait pas faire un album de world-music, mais croiser les influences, les inspirations, oui."

D’ailleurs sur cet album, vous avez recours à un morceau, décliné de trois manières : le titre Tropical suite. Vous pouvez l’expliquer ?

"Justement, ce titre est un peu un gimmick, comme un son de clochette qui clôt un chapitre et guide vers le suivant. C’est peut-être un peu naïf. C’est comme une petite porte cochère ou un refrain dans une comptine. Mais c’est surtout une façon d’attirer l’attention et de dire : on passe dans un autre univers. On voyage de São Paulo à Pattaya par exemple. Il est là pour guider."

Quand vous arrivez quelque part, c’est escortés d’une image assez sulfureuse, bâtie entre élégance, noirceur, quelque chose d’un peu capiteux. Vous le revendiquez toujours?

"Oui, même si ça nous fait rire. Parce que parfois, nous aussi on est en pleine galère, un peu en rade. Dans notre évolution on s’est toutefois un peu assagis. Tous, sauf Nicolas Ker. Sinon, nous quatre, on s’est posés, on a moins envie de s’engueuler, sur scène, et en dehors."

Propos recueillis par Marie-Edwige Hebrard

Le Réveil cantalien, ve 10 et 17 mars 2017